Présentation de l’étude comparative sur les processus constitutionnels dans le monde arabe : une perspective de genre

13 fév 2018
Constitutional Processes, Arab World, Gender Perspective, gender equality

L’Initiative Féministe Euromed a présenté sa dernière recherche comparative « Etude comparative sur les processus constitutionnels dans le monde arabe : une perspective de genre » le 16 janvier 2018. Cette conférence était organisée en partenariat avec le Centre Bentham de l’école de droit de Sciences Po, permettant à des étudiants internationaux et à des défenseurs syriens des droits humains de se réunir avec des universitaires et des professionnels œuvrant pour la promotion et la protection de l'égalité entre les hommes et les femmes, comme Diane Roman et Réjane Senac.

Monsieur Guillaume Tusseau, Professeur de Droit Public à Sciences Po, Madame Lilian Halls French, Co-Présidente de l’IFE-EFI

Guillaume Tusseau, professeur de droit public à Sciences Po, a modéré la session, permettant à Hoda El Sadda, Ibrahim Draji et Salsabil Kelibi - les auteurs de l'étude - de présenter les principales conclusions du rapport.

Mme Hoda El Sadda, Mme Salsabil Kelibi et M. Ibrahim Draji - Les auteurs de l'étud

Le rapport comparatif étudie le rôle des femmes dans les processus de transition et la construction constitutionnelle. Il souligne comment les femmes ont été à la pointe des mouvements révolutionnaires arabes avant d'être marginalisées dans le processus de rédaction des textes constitutionnels. En effet, en Egypte, seulement 10% des femmes ont participé à la rédaction de la constitution et ce taux n'a pas dépassé 14% dans la plupart des pays arabes. Les états les plus représentatifs ont été choisis pour montrer la diversité des situations et pourtant la similitude des résultats.

« Il est primordial de soulever ces questions », a souligné Lilian Halls-French, coprésidente de l'IFE-EFI, lorsqu'il a été prouvé que la question du genre est toujours éclipsée en période de conflit, de crise ou de guerre. Cette conférence a permis de réitérer les questions fondamentales relatives à la lutte pour la participation des femmes aux processus constitutionnels, en soulignant le rôle et l'utilisation efficace du droit international pour la protection et la participation des femmes.